19.01.2007

2007-01-19 Nouveaux développements sur le dossier de destitution de Radjabu : Nkurunziza s’est garanti le soutien des institutions de sécurité


2007-01-19 Nouveaux développements sur le dossier de destitution de Radjabu : Nkurunziza s’est garanti le soutien des institutions de sécurité.

Les tentatives d’intimidations des membres du CNDD-FDD par la milice de Radjabu n’ont pas eu l’effet attendu. En effet, il y a suffisamment de signataires de la pétition pour que se tienne un congrès extraordinaire. Il n’est pas encore clair si le congrès pourrait être précipité.
Les partisans de Radjabu commencent à mettre en place la contre attaque. Ses proches commencent à affirmer que l’église catholique ferait partie des manigances pour chasser Radjabu (Monseigneur Ntamwana Simon de Gitega est mentionné), une façon de jouer la carte religieuses pour maintenir les sympathies des musulmans. Ils disent aussi que les gens qui veulent chasser Radjabu de la présidence du CNDD-FDD sont dans ce qu’ils appellent le club de Gitega avec comme tête de file Rufyikiri Gervais et Onesime Nduwimana respectivement président du Sénat et vice président de l’assemblée nationale. En Adolphe Nshimirimana, Rufyikiri Gervais et Onesime Nduwimana ont un allié qui a de sérieux compte à régler avec Radjabu.
Nkurunziza a pris le soin d’isoler Radjabu sur le plan des forces de sécurité. En effet, avant d’entreprendre le processus de destitution de Radjabu, il a convoqué le ministre de la défense, le patron de la police,le patron des services de renseignement, le chef d’états major et/ou le chef d’état major adjoint et leur a demandé explicitement leur soutien. Ils lui ont garanti, lui assurant que lui et non Radjabu Hussein est leur commandant suprême. Ils ont suggéré à Nkurunziza de se méfier de la garde présidentielle dont l’un ou l’autre membre serait acquis à Radjabu. Il apparaitrait qu’il y a déjà un mouvement en cour de déplacer certains.



2007-01-19 SOS du gouvernement burundais pour 60.000 sans abri

Le gouvernement burundais vient de lancer un appel urgent à l`aide internationale pour secourir plus de 60.000 personnes réparties en 12.500 ménages qui ont perdu leurs maisons dans les fortes pluies de ces derniers jours à travers plusieurs régions du pays, apprend-on de source officielle à Bujumbura.


2007-01-19 Burundi/parti politique : La milice de Radjabu Hussein entre dans l’action.

Après avoir entendu qu’une pétition réclamant la tenue d’un congrès extraordinaire, dont le seul objectif est de le limoger, est en train de faire le tour du Burundi, il a directement activé la milice qu’il a mis en place, milice dont le mandat est d’intimider quiconque tenterait de signer cette pétition.
Cette milice a déjà opéré dans la province de Ngozi où le représentant du parti CNDD-FDD dans cette province accusé d’avoir signé cette pétition a été battu à mort. Le même scénario est arrivé en province de Kayanza où cette pétition a été brûlée devant les signataires. Un des miliciens d’Hussein Radjabu qui a fait ces opérations macabres à Kayanza est Jean-Petit Nduwimana accusé même par la population d’avoir distribué des armes dans cette même province dernièrement. D’autres noms cités dans cette ignoble mission d'intimidation sont Valentin Manirakiza et Bonaventure Ndikumagenge.


2007-01-18 Les enfants de la rue au Burundi: source d'insécurité ?

La crise burundaise a produit un phénomène jamais rencontré auparavant : "les enfants de la rue ".Les premiers locataires de la rue sont aujourd’hui de personnes adultes et sont pour la pluparts restés dans la rue. De nouveaux contingents en haillons et cartons tenant lieu de matelas se déversent dans les rues et boulevards de la ville de Bujumbura tout au long de l’année.
Il est aisé d’imaginer ce que peuvent faire des adolescents laissés à eux-mêmes, tenaillés par la faim et cotoyant des citadins pour la plupart également dans le besoin ou, pire, impassibles à leur sort: voler, violer, transgresser toute loi civile ou morale peut en effet tenter n’importe quel adolescent de la terre vivant dans les mêmes conditions. Les enfants grouillant dans Bujumbura la journée et maîtres de la rue dès la tombée de la nuit prennent donc une revanche terrible sur des citoyens paisibles qu’ils tiennent globalement responsables de leur triste sort.


2007-01-18 La corruption dans l’attribution des marchés publics : Création de la commission sur les marchés attribués à Hilaire Ndayizamba.

Dans sa correspondance nᄚ 100/CP/062/2006, datée le 28 décembre 2006, le Chef de Cabinet du Président chargé de la Police a ordonné au Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique de créer une commission pour faire la lumière sur les marchés attribués à Monsieur Ndayizamba Hilaire. Ces marchés concernent 1500 tonnes de haricots, 1800 fûts d'huile et le sel livrés à la Police Nationale. Le Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique, le Général Major Evariste Ndayishimiye s'est exécuté en date du 10 janvier 2007 lorsque par une ordonnance nᄚ0530/045/CAB 2007 a mis en place une commission d'enquête composée de :Mushwabure Ildéphonse (président)Ruceke Mélchiade Gahungu Bertin Manirakiza Emmanuel et Sindayidwanya Jean-Paul. Cette commission a jusqu’au 20 janvier 2007 pour remettre le rapport de son travail


2007-01-18 Le départ de Radjabu Hussein à la tête du CNDD-FDD n’est plus qu’une question d’heures

La situation devient de plus en plus grave au sein du parti au pouvoir. Le compte à rebours est bel et bien entamé. Radjabu Hussein doit partir, qu’il le veuille ou pas. L’heure de vérité a sonné. Malgré quelques résistances, le Chef du parti au pouvoir a perdu tout soutien au sein même de sa formation politique. D’un côté, le président du sénat Gervais Rufyikiri et le secrétaire général du CNDD-FDD, Manassé ont déjà récolté des signatures au sein des élus de ce parti afin de destituer Radjabu. Plus de 90&percnt d’entre eux auraient déjà donné leur accord.
De l’autre côté les plus hauts gradés de l’armée et de la police issus du CNDD-FDD à savoir Adolphe Nshimirimana, Bunyoni et Godefroid ont rencontré Radjabu pour lui demander de démissionner et éviter un départ catastrophe. Le concerné a demandé un délai de deux semaines pour y réfléchir. Il semblerait que le président de la République est déterminé à assurer un départ honorable à Radjabu. Il aurait demandé aux militants du CNDD-FDD d’organiser un congrès extraordinaire avant le 3 février 2007 afin de choisir un nouveau chef. Simultanément, l’impatience augmente, et les dernières nouvelles disent qu’un congrès pourraient être organisés dès demain matin .
Ce Mardi passé Hussein Radjabu avait été séquestré dans les bureaux de la permanence du CNDD-FDD par une partie des membres de ce parti en colère. Il a du y passer une longue partie de la journée. Mercredi, Radjabu Hussein n’avait plus la possibilité d’accéder aux bureaux de la permanence du CNDD-FDD.


2007-01-18 Burundi : Comment on fabrique un héros

Aucun investisseur ne voudra en effet s’aventurer dans un pays pris dans la vague des tourmentes. Depuis son indépendance en 1962, le pays a connu plusieurs coups d’Etat ou tentatives de coups d’Etat, vrais ou supposés. En tout cas, le Burundi vient de réaliser une mauvaise affaire et devrait, s’il veut acquérir la confiance des bailleurs de fonds, sauver rapidement les meubles en renouant avec la réconciliation nationale.

Politiquement aussi, le président actuel, Pierre Nkurunziza, perd des points, et pas des moindres. En voulant coûte que coûte abattre politiquement son prédécesseur, et jeter l’opprobre sur lui, il lui donne, du même coup, des galons, et fait de lui, aux yeux de l’opinion publique, un martyr. On le sait, les martyrs portent très rapidement la tunique de héros et peuvent ainsi être propulsés à la tête de l’Etat par la volonté populaire. Si Pierre Nkurunziza avait relu ses cours d’histoire, il se serait abstenu de commettre une telle absurdité. Mais l’homme, emporté par la folie du pouvoir, révèle, du fait du caractère trop grotesque du coup monté, ses carences de chef d’Etat. Car un tel acte, au lieu de sonner le rassemblement, attise les tensions, les haines et les survivances de la lourde décennie de guerre civile que le pays a connue.


2007-01-18 Gabriel Mpozagara, conseiller politique, juridique et administratif du président burundais jugé en France pour exclavage

Le conseiller pour la justice du président burundais Pierre Nkurunziza, Gabriel MPozagara, sera jugé lundi prochain, pour "esclavage moderne", par le tribunal de Nanterre, près de Paris, rapporte l’hebdomadaire satirique français, "Le Canard enchaîné", paru ce mercredi. Selon la même source, M. M’Pozagara avait fait l’objet en 1999, d’une plainte du Comité contre l’esclavage moderne, pour avoir imposé des travaux domestiques relevant "de l’esclavage moderne" à ses deux nièces venues du Burundi. Les deux jeunes filles, prénommées Yvette et Chantal, avaient rejoint à Paris leur oncle, après la mort de leurs deux parents dans des tueries collectives


2007-01-18 Burundi/Corruption: L’OLUCOME satisfait du rapport préliminaire sur le contrat de cession de l’avion présidentiel Falcon 50 rendu public par ANALYSIS PARTNERS

L’OLUCOME souligne, dans ce communiqué, que la mise en application de recommandations issues dudit rapport pourrait finalement mener vers le rétablissement du Trésor Public dans son meilleur état. L’OLUCOME précise que l’expertise faite à cet avion vendu dans l’illégalité fixe sa valeur réelle à six millions huit cent quarante huit mille sept cent cinquante dollars américains (6.848.750 US $). Mais il y a d'autres dossiers de corruptions non encore élucidés.
L’OLUCOME cite l’exemple des cas de corruption tels que : Lubelski contre l’Etat du Burundi, INSS-OSSOM, café-carburant, les avions de l’armée, les véhicules SAIPA, Affimet, Ruzizi, Interpatrol, haricot à la Police Nationale, Huile de Palme à la Police Nationale, Groupe électrogène REGIDESO, Approvisionnement en carburant des gouverneurs, les fonctionnaires fictifs, route Bujumbura-Rumonge, commercialisation du sucre, les véhicules des parlementaires..


2007-01-18 La mort de l’ancien ministre Nyandwi Simon: Radjabu Hussein pointé du doigt

Basabose Mathias, qui présidait le comité d’organisation de l’enterrement de Nyandwi, a dit sur les ondes de la RPA qu’il avait signifié à Radjabu la nécessité de faire l’autopsie afin de connaître la cause exacte de cette mort surprise. Selon Basabose, Radjabu aurait rétorqué qu’il était hors de question de pratiquer l'autopsie. Il lui aurait promis de lui donner des explications un peu plus tard. Entre temps, décidé à faire obstacle à une quelconque intervention des médecins sur le corps de l’ancien ministre, Radjabu a multiplié les pressions. Dans la foulée, il a contacté M. Chadrack Niyonkuru, un beau-frère de Nyandwi qui faisait également partie du comité d’enterrement présidé par Basabose.
Selon les affirmations de Basabose à la RPA, c’est ce Chadrack Niyonkuru qui a convaincu, lettre à l’appui, la famille de Nyandwi, à renoncer à l’autopsie du corps du défunt. Finalement suite à toutes ces pressions et autres manSuvres de Radjabu Hussein, l’épouse de Nyandwi, Nahayo Immaculée, fut dissuadée dans ses démarches pour obtenir l’autopsie. L’amertume de madame Nahayo Immaculée a été totale. Elle l’a confié, les larmes aux yeux, à Aline Nimenya, alors journaliste à la RPA, qui faisait une enquête sur l’affaire. Mais quand Radjabu a appris que la RPA enquêtait sur le cas, il a tout fait pour contraindre Aline Nimenya à arrêter l’enquête.
Plus tard, on verra Radjabu s’attirer les sympathies de Mme Nahayo. Le nom de celle-ci fut notamment mis sur la liste des candidats aux élections législatives dans la province de Kayanza. Peu après Nahayo Immaculée sera désignée présidente de l’Assemblée Nationale par le parti CNDD-FDD. Était-ce une façon d’acheter son silence et sa coopération? On ne le saura que si la justice décide de se pencher sur la question.


2007-01-17 Alexis Sinduhije sur Iwacu:"Je suis journaliste, j'ai seulement fait mon travail et je l'ai fait jusqu'au bout"

Iwacu : A votre avis quelles sont les conséquences de ce „ dégonflage « sur la scène politique burundaise ?

Alexis Sinduhije : La première conséquence c'est évidemment un risque de destruction du Parti CNDD-FDD par Hussein Radjabu lui-même. S'il se maintient à la tête de ce parti, il perdra toute sa crédibilité à la fois intérieure et extérieure. Une autre conséquence, c'est la perte de confiance de Radjabu auprès de ses membres. Il est l'inventeur de ce putsch. Il n’a pas réussi à donner des éléments de preuves, il a par contre donné la preuve que c’est un grand menteur. Et qui veut avoir un chef menteur ? Personne. Donc, Radjabu risque à mon avis de perdre son poste. Dans des pays sérieux, il aurait déjà démissionné de lui- même. D'autres conséquences, heureuses cette fois-ci, c'est la crédibilisation de la presse. C’en est maintenant fini des manipulations des hommes politiques. Je crois que la presse sort très grandie de cette épreuve, c'est le plus important pour nous.

Iwacu : Quels seront les dégâts directs et „ collatéraux « pour le parti au pouvoir ?

Alexis Sinduhije: Les dégâts directs pour le parti au pouvoir c'est déjà le départ de leur chef, s'ils veulent rester crédibles. Il y aura évidemment suite à cela une crise de leadership dans ce parti parce que Radjabu aura laissé des fissures difficiles à colmater. Pour dire tout simplement qu'il ya risque d'une scission au sein de ce parti mais il faut attendre voir.



2007-01-17 ANALYSE : Affaire Falcon, le grand déballage

L’affaire " Falcon " ne fait que commencer. A l’heure où la technologie permet de faire le " tracing " de la moindre transaction bancaire sur la planète, il est évident que les millions de dollars de la vente du jet ont laissé des traces quelque part. Un spécialiste de la finance internationale estime que la vente ne s’est pas " faite sur un comptoir de bar ", " ce sont de grosses sommes, l’argent est sortie de quelque part pour aller quelque part, le tracing est possible ". L’affaire dépasse donc le seul ministre Ngowembona et les ramifications risquent d’aller très loin et éclabousser beaucoup de personnes qui ont trempé de près ou de loin dans l’affaire.
Les associations nationales et internationales qui luttent contre les malversations financières ont fait de " l’affaire Falcon " une question d’honneur. Ce n’est donc qu’une question de temps, aujourd’hui ou demain la vérité sortira. Selon une source bien informée, le ministre démis n’aurait pas apprécié d’être ainsi sacrifié et refuserait d’être un bouc émissaire. Ce qui est sûr Dieudonné Ngowembona n’a pas agi seul. Et s’il déballait tout ? Ce n’est pas impossible. Les USA ont eu leur " watergate ", dans les jours à venir le Burundi pourrait avoir son " Falcongate".


2007-01-17 Burundi/Sports : Bakole Martin est le nouveau entraineur de l’AS Rangers Football club

Le président du conseil suprême de l'Association Sportive des Rangers Football Club vient d’annoncer la nomination de Roger Mavugo au Secrétariat de L'Association et de Bakole Martin comme entraîneur de l’équipe. Les séances entraînement préparatifs de l'édition 2007- 2008 du championnat de l'AFB ont lieu du Lundi au Vendredi de 14h00 a 15h 30 au terrain de football de l'EFI Nyakabiga


2007-01-17 Dwyka Diamonds va acheter le projet de nickel du Burundi pour environ 5 million de dollars américains en parts

Dwyka Diamonds Ltd a indiqué qu'elle a accepté d'acheter le projet de nickel de Muremera au Burundi pour une somme allant jusqu'à 5 million de dollars américain en parts, comme élément de sa stratégie continue de croissance et de diversification. Tandis que les parts d’une valeur 2 millions de dollars américains constituent le paiement initial pour cette acquisition, 3 millions de dollars américains supplémentaires sont également payable en parts de Dwyka, mais sont sujet à l'accomplissement de certaines étapes importantes de projet. Pour poursuivre cette acquisition et développer ses autres éléments d'actif, Dwyka a indiqué qu'il prévoit lever jusqu'à 5 million de dollars Australien (AUD) par l'intermédiaire d'un plan d'achat de parts et un autre de placement. Le plan d'achat permettra à tous les actionnaires de Dwyka de souscrire pour la valeur limite de 5.000 AUD des parts à 0.31 AUD par part


2007-01-17 Un émissaire burundais plaide pour la consolidation des relations entre Nouakchott et Bujumbura

Le ministre d’Etat, directeur du protocole d’Etat à la présidence du Burundi, Salvator Ntacobamaze, a souligné la " nécessité de cimenter les relations qui existent déjà entre les peuples mauritanien et burundais". M. Ntacobamaze a tenu ces propos mardi à Nouakchott devant la presse à l’issue d’une audience avec le président mauritanien, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, au cours de laquelle il lui a remis un message du président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza. "Nous ouvrons nos portes au monde extérieur et nous invitons le peuple mauritanien à venir au Burundi apporter sa contribution à la construction de notre pays", a aussi dit l’émissaire burundais, arrivé à Nouakchott lundi soir.Il a estimé que le peuple mauritanien, " habile, commercial et hospitalier, peut importer ces qualités là au Burundi et les partager avec les populations locales "


2007-01-17 Une épidémie de choléra sévit en commune urbaine de Buterere

Les pluies torrentielles de ces derniers jours ont détruit les toilettes, le cimetière de la place, les décharges d'ordures,...et les déchets de plusieurs natures se sont déversés dans les habitations. Ils ont assailli le peu de robinets d'eau potable dont dispose la commune. En consommant cette eau sale infectée, même les animaux domestiques tels les volailles, le petit et le gros bétail sont atteints de maladies et quelques uns sont déjà morts. Signalons en plus que plus de 500 maisons ont été détruites dans cette commune. L'administrateur communal M. Moise Ndayisenga prie les bienfaiteurs de porter secours à la population en danger. Il demande aux SETEMU(services techniques médicaux) de ne pas continuer à ajouter le drame au drame en créant chaque fois de nouvelles décharges d'ordures.


2007-01-17 Le pouvoir Nkurunziza discrédité

Le porte-parole de la Cour suprême, Elie Ntungwanayo, a d’ailleurs reconnu qu’aucune preuve de complot n’avait été produite alors que le pouvoir avait toujours affirmé détenir "des preuves irréfutables". Ce coup d’Etat permettait (au gouvernement) de faire d’une pierre deux coups: réduire l’opposition et faire oublier ses déboires" un an après les élections générales de 2005 qui l’ont porté au pouvoir, explique M. Nibizi.
Mais le gouvernement, accusé de dérive autoritaire, a dû faire marche arrière pour des raisons essentiellement pragmatiques, estime un haut fonctionnaire des Nations unies en poste à Bujumbura. "Aujourd’hui, ce pouvoir élu reçoit moins d’aide que pendant la transition (2001-2005), à cause de toutes les fautes qui ont été commises depuis son entrée en fonction", fait-il remarquer sous le couvert de l’anonymat.
"Le gouvernement est acculé. Il a perdu toute crédibilité, il a donc été obligé de reculer car il a désespérément besoin d’argent", ajoute le haut fonctionnaire de l’ONU. La communauté internationale avait posé plusieurs conditions pour aider le Burundi - dont l’économie est ruinée après 13 ans de guerre civile - notamment que +l’affaire putsch+ ait une issue heureuse", poursuit-il.
"Nous attendons également le résultat de l’enquête sur le massacre de Muyinga" (est du Burundi), où une trentaine de personnes, dont des membres de l’opposition, ont été exécutées sommairement par les forces de l’ordre en juin et juillet 2006, selon la même source.


2007-01-17 Le CNDD se félicite de l’acquittement des présumés putschistes et de la destitution de l’ancien ministre des finances

Dans ce communiqué, le CNDD demande au président Nkurunziza de rendre public immédiatement et inconditionnellement t le rapport d’audit interne sur base duquel il renvoie du gouvernement Ngowembona Dieudonné en l’accusant de fautes lourdes et d’exiger la remise à l’Etat burundais de l’avion Falcon 50 frauduleusement et illicitement vendu. De plus, le CNDD exige que dans le cadre des conventions internationales contre la corruption, les avoirs de tous ceux qui se sont enrichis à l’aide des fraudes qui ont causé des manques à gagner énormes pour le Burundi dont le Président du CNDD-FDD, M. Hussein Radjabu et de l’ex-ministre des finances M. Ngowembona Dieudonné soient gelés. Le CNDD voudrait aussi voir la mise sur pied d’une commission internationale indépendante à l’image de celle qui vient d’enquêter sur la vente de l’avion présidentiel en vue de clarifier tous les contours du putsch fabriqué de toutes pièces par le pouvoir en place et d’élucider tous les cas de violation massive des droits humains, les cas de corruption et de malversations économiques afin que tous les coupables soient poursuivis . Le CNDD termine son communiqué en exigeant la libération immédiate et sans condition de tous les autres prisonniers politiques et journalistes .


2007-01-16 RADJABU PERSONNA NON GRATA A LA PERMANENCE DE SON PARTI CNDD-FDD

Radjabu est rattrapé par les affaires. Sa destitution a déjà commencé ce jour. Il a été interdit d'accès à la permanence de son parti et les manSuvres continuent pour convoquer un congrès extraordinaire du CNDD-FDD. Il a été lâché par le Président de la République, les cadres de son parti et les officiers généraux. Notre site l'annonçait depuis un moment comme nous avions annoncé la libération des faux putschistes. Contrairement aux griots, les informations que votre site publient sont de sources sûres et se vérifient avec le temps.


2007-01-16 Burundi: 4 morts et 23.000 sans-abri après des pluies torrentielles

BUJUMBURA (AFP) - Quatre personnes ont été tués, un homme est porté disparu et au moins 23.000 Burundais sont sans abri à la suite de pluies torrentielles qui se sont abattues depuis vendredi sur la capitale du Burundi et ses environs, a-t-on appris mardi de sources administratives





INFO RADIO




BR SPÉCIAL

Exactions des services de renseignements Burundais (Human Rights Watch, Octobre 2006, Volume 18 No.9 (A) Burundi: La transition en danger (Lemarchand, Mai 2006, Fast Risk country Profile) Performance du pouvoir issu du CNDD-FDD: Rapport No. 5 du CNDD ( Leonard Nyangoma, 18-12-2006) Burundi: Democracy and Peace at risk (International Crisis Group), Novembre 30 2006
ANGLAIS | DONNÉES | IMAGES | ARCHIVES | CONTACTEZ-NOUS | RENDEZ-VOUS
Burundi Réalités (c) 2006 All ri

17:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : N, BD

12.12.2006

MOYEN DE DEF

Narration.rtfNarration-1.rtfex-histoireperso.doc
Comment écrire sa demande d’asile ?

| publié le 15 avril 2004 |
Pour avoir une chance d’obtenir l’asile, il faut absolument raconter une histoire personnelle. La description des troubles qui frappent le pays d’un demandeur d’asile ne suffit pas. La demande d’asile est, en effet, évaluée à partir des risques ou des persécutions individuelles.

Un demandeur d’asile doit donc raconter avec le maximum de soins et de précisions les menaces, les violences, les persécutions qu’il a lui-même subies dans son pays ou qu’il risquait d’y subir s’il n’était pas parti. Il peut aussi invoquer les menaces ou les violences que des proches (parents, amis, voisins, collègues de travail, etc.) ont subies. Dans ce cas, il doit expliquer pourquoi ce qui est arrivé à d’autres avait des chances de lui arriver à lui. Il lui faut alors préciser qui sont ces personnes en donnant, si c’est possible, des renseignements très concrets sur elles (leur nom, leurs liens avec lui, leur domicile, leur métier, etc.). S’il s’agit de parents, il est conseillé d’obtenir des documents officiels d’état civil (actes de naissance, livrets de famille) qui établissent indiscutablement le lien de parenté.

Chaque fois qu’un demandeur d’asile raconte un fait qu’il a vécu pour prouver qu’il ne pouvait pas rester dans son pays, il doit essayer de donner une date (heure, jour, mois, année), un lieu (région, ville ou village, rue) et de décrire l’événement un peu comme s’il avait été filmé. Il ne faut, par exemple, pas hésiter à indiquer le nombre de personnes impliquées dans un événement , leur apparence (âge, vêtements, éventuellement armement, etc.), ce qu’elles ont dit, leur identité ou leur fonction.

Le demandeur d’asile ne doit pas oublier de montrer comment il vivait avant que n’interviennent les événements qui l’ont fait fuir : ses activités (professionnelles, culturelles, politiques, sportives, religieuses, etc.), sa situation familiale, sa résidence, etc. Cette narration permet, en effet, de faire comprendre le lien entre cette situation personnelle et les menaces qui sont intervenues ensuite.

En principe , l’administration française n’exige pas de preuves. Il est cependant fortement conseillé de se demander si, pour chaque fait raconté, il n’existe pas un document qui conforterait sa crédibilité. De ce point de vue, des recherches dans la presse (de votre pays et française), dans les rapports d’organisations de défense des droits humains (Amnesty International, Fédération internationale des droits de l’homme - FIDH, Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés - HCR, Human Rights Watch, etc. [1]) peuvent être utiles. Pour tout article de presse, il faut penser à indiquer le titre exact du journal et la date précise du numéro : le mieux consiste à photocopier l’intégralité de la page de l’article avec le « bandeau » (en haut ou en bas) où sont écrits ce titre et cette date. S’il n’y a pas de bandeau, photocopiez aussi la première page du journal.

S’il est possible d’obtenir des témoignages écrits, il ne faut pas hésiter. Les témoins doivent préciser leur nom, leur adresse et certifier sur l’honneur ce qu’ils affirment. Il est préférable qu’ils fournissent la copie d’une pièce d’identité avec leur témoignage.

Tous les documents qui ne sont pas écrits en français doivent être traduits par une personne ou un organisme agréé par l’administration (mais l’OFPRA accepte parfois des documents en anglais). Quand on place une traduction dans son dossier, on doit y joindre la copie de l’original dans la langue.

Dernier conseil : évitez de vous séparer des originaux de vos preuves ou indices. A l’administration, aux tribunaux, aux avocats, aux associations, donnez des photocopies. Si on exige de vous les originaux, refusez et faire certifier conformes des copies, sauf en ce qui concerne le passeport, dont l’OFPRA exige l’original (qu’il restitue en cas de décision négative).

Vous pouvez consulter un exemple d’histoire personnelle sur lequel vous pouvez vous appuyer.

Pour télécharger ce document au format rtf :
RTF - 11 ko
aide redaction asile
Documents associés
aide redaction asile
Document RTF associé

| taille : 11 ko

Notes

[1] Pour ceux qui peuvent utiliser internet, voir : http://www.amnesty.org/ailib/

http://www.fidh.org/

http://www.hrw.org/

http://www.unhcr.ch

http://www.unhcr.ch/french/fwelcome.htm


- Accueil
- 3ème journée européenne d’action sur les migrations (7/10/06)
- 9ème collectif
- communiqués
- Les sans-papiers du 9ème collectif à l’UNICEF
- Les sans-papiers du 9ème collectif sous la protection des syndicats
- Occupation de la Fédération 93 du PS - janvier 2005
- actions
- 2 avril 2005 journée européenne de mobilisation
- 2ème Caravane européenne pour la liberté de circulation et d’installation (Barcelone)
- CAE (Collectif Anti-Expulsions)
- Avec les collectifs de sans-papiers en lutte
- Communiqués du CAE
- Expulsions et inculpations de passagers
- Guides et brochures
- Brochures
- Brochure n°5 - Ni prisons, ni rétention, ni expulsions
- Guides juridiques
- International
- Journées internationales d’action des 14-15 octobre
- Matériel
- Affiches
- Autocollants
- Qui sont les expulseurs...
- Groupe ACCOR
- Groupe ENVERGURE
- la Croix Rouge
- Rendez-vous
- Rétention et zones d’attente
- Choisy-le-Roi (Val de Marne - 94)
- Palaiseau (Essonne - 91)
- ZAPI 3 (zone d’attente de l’aéroport de Roissy)
- Zone d’attente de la Gare du Nord (Paris)
- Caravane des Effacés slovènes
- Collectif des exilés du 10ème arrdt de Paris
- Actions passées
- Accueil de nuit tournant hiver 2003-2004
- Appel à coucher dehors - juillet 2003
- Charter vers l’Afghanistan - Décembre 2005
- Interpellation des politiques - janvier à mars 2004
- Les anciens Zut ! Zut ! , le bulletin d’information du collectif.
- Mobilisations autour du Centre de Réception des Etrangers
- Occupation du SSAE - octobre 2003
- Premières mobilisations - mars à mai 2003
- Rapport sur la situation - mai 2003
- Compte-rendu des maraudes
- Infos pratiques sur l’asile
- Les exilés à Calais
- Revue de presse
- Les exilés sur les routes d’Europe
- Liens
- Projets/Actions en cours
- Mineurs en danger
- Quelques photos
- Qui sommes nous ?
- Collectifs de sans papiers et soutiens
- CSP92
- Débats
- la liste zpajol
- Manifestations
- Ressources
- Europe
- France
- nos liens
- sulle migrazioni e sulle espulsioni
- i centri di detenzione per immigrati
- la comunità romena

* Contact
* Recherche

18:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 123

27.10.2006

Refugié Burundais

News, 19/10/06 - RÉFUGIÉS

RFI, 18/10/2006 - Des Burundais chez «l’Oncle Sam»

 burundi_irin200.jpg

Environ 10 000 réfugiés burundais installés dans des camps en Tanzanie vont avoir la possibilité d'émigrer aux Etats-Unis. (Photo : IRIN Radio)

Les Etats-Unis vont accueillir 10000 réfugiés burundais vivant depuis des années dans des camps, en Tanzanie. Washington répond ainsi à la demande du HCR, l’agence des Nations unies pour les réfugiés. Ces arrivées sont prévues d’ici fin 2008. Elles permettront de montrer que les Etats-Unis ne sont pas seulement une forteresse depuis le durcissement des lois sur l’immigration suite aux attentats du 11-Septembre.

Dans les deux ans à venir, les Etats-Unis vont accueillir 10 000 Burundais vivant depuis des années en Tanzanie, dans des camps installés à la frontière de leur pays qu’ils ont fui en raison de la guerre. Tom Casey, porte-parole du département d’Etat, a expliqué les raisons de ce geste : «A la demande de l’agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et également du gouvernement de Tanzanie, où ces réfugiés vivent depuis de nombreuses années, nous avons l’intention d’offrir un permis de résidence permanente à un groupe de Burundais, réfugiés dans des camps de l’ouest de la Tanzanie». Certains ont quitté leur pays depuis 1972, pendant les affrontements sanglants entre Tutsi et Hutu. Après des décennies de conflit, nombreux sont les réfugiés qui ne connaissent même pas leur pays.

Les réfugiés burundais se verront offrir le statut de réfugiés et «pourront s’installer ici de façon permanente». Les Etats-Unis ne font donc pas une demi-proposition aux nouveaux venus. Ils ont l’assurance de pouvoir demander par la suite la nationalité américaine.

Le Haut Commissariat aux réfugiés avait demandé au début de cette année aux Etats-Unis, pays d’immigration, d’accueillir des réfugiés burundais vivant dans ces camps à l’ouest de la Tanzanie. Le gouvernement américain vient donc de donner une réponse positive. Au départ, le nombre de Burundais censés traverser l’océan Atlantique pour démarrer une nouvelle vie au pays de l’Oncle Sam était beaucoup plus important. Les organismes d’aide aux réfugiés pensaient que beaucoup n’allaient pas retourner dans leur pays, soit parce qu’ils ne l’avaient jamais connu de leur vie, soit parce qu’ils avaient été ballottés d’un camp de réfugiés à l’autre et représentaient les candidats rêvés pour une nouvelle vie. Pourtant, malgré leur mauvaise fortune, un grand nombre de ces personnes n’a pas souhaité tenter l’aventure et préfère rester en Tanzanie, dans les parages de leur pays d’origine.

Petit pays grande migration

Cette vague de migration officielle est tout sauf anecdotique, aussi bien pour le pays de départ que pour le pays d’accueil. Avec un peu plus de 8 millions d’habitants, le Burundi est un tout petit pays où la population, du fait des conflits armés, est très jeune. Même si le retour de milliers de réfugiés menace de poser des problèmes alors que la paix est encore toute fraîche, les autorités de Bujumbura peuvent craindre une fuite partielle des cerveaux. Les Burundais qui tenteront l’aventure américaine seront certainement les plus entreprenants des réfugiés.

Que les Etats-Unis, avec leur inoxydable image de pays ouvert, donne leur chance à plusieurs milliers de Burundais alors qu’ils sont près de 200 000 à végéter aux portes de leur patrie, la réponse peut paraître disproportionnée. Pourtant, les statistiques d’attribution de la Green Card, la fameuse Carte Verte permettant de travailler aux Etats-Unis, montrent qu’en 2004 par exemple, 34 citoyens burundais avaient obtenu le célèbre document permettant de s’installer aux Etats-Unis.

Malgré la taille gigantesque des Etats-Unis, cette arrivée massive de Burundais est également un événement pour le pays. Le département d’Etat indique que depuis 1975, 79 000 réfugiés venant d’Amérique Latine sont entrés légalement sur le territoire. L’écrasante majorité d’entre eux – 50 000 – venait de Cuba. L’arrivée de ces migrants s’était étalée dans le temps alors que cette fois, l’économie américaine devra absorber des demandeurs d’emploi dans un temps court.

Rester ouvert

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, l’administration américaine est devenue très exigeante, très méfiante avec les étrangers ; avec les natifs aussi d’ailleurs, les libertés individuelles ayant été restreintes dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Malgré ce durcissement, Washington a répondu favorablement à la demande du HCR. «Le programme des Etats-Unis relatif à l’admission des réfugiés a toujours été et est toujours un bon reflet du peuple que nous sommes : des gens généreux, animés de compassion et extrêmement fiers de notre diversité culturelle», déclarait il y a quelques jours Ellen Sauerbrey, secrétaire d’Etat adjointe à la Population, aux Réfugiés et à la Migration. La responsable politique a par ailleurs annoncé que les Etats-Unis envisageaient d’accueillir jusqu’à 70 000 réfugiés pendant l’année budgétaire 2007. A l’occasion de ces déclarations, Mme Sauerbrey en a profité pour exhorter la communauté internationale à réinstaller 100 000 Bhoutanais au Népal. Washington se veut exemplaire sur la question des réfugiés.

Un peu partout dans le monde, des conflits armés obligent des gens à partir. Ils s’installent alors pour quelque temps dans des camps précaires. Et lorsque le provisoire s’installe dans la durée ou que le retour devient impossible, trouver une terre d’asile s’impose. Sur internet, la diaspora burundaise qui a fait sa vie ailleurs s’exprime à travers un journal. Ces témoignages montrent que le rêve américain est toujours efficace mais qu’il est difficile à réaliser.

«Travailler aux USA ? Oui, c’est assez facile, mais il faut accepter de partir de très bas», raconte Alexis Rwasenge qui vit à Long Islands depuis 1993. Technicien réparateur de photocopieuses en semaine, il fait le chauffeur de taxi le week-end, n’a pas le temps d’apprendre la langue kirundi à ses enfants mais a le projet de les envoyer en vacances au Burundi, pour qu’ils sachent d’où ils viennent.

par Colette Thomas

Retour en haut de page

@rib News, 19/10/06 - HOMMAGE

Hommage à Paul MIREREKANO

MIREREKANO

Le mois d’octobre est décidément un triste mois dans la mémoire burundaise. Déjà placé sous le signe de l’assassinat de RWAGASORE (13 octobre 1961) et de NDADAYE (21 octobre 1993), il s’agit véritablement d’un mois de deuil pour tous les nationalistes et les démocrates burundais.

Soucieux du bien-être, par le développement, des masses paysannes, de l’Indépendance et de l’Unité nationales et de la démocratisation de la société burundaise, la personne de Paul MIREREKANO est entrée dans la mémoire collective du peuple burundais. Il symbolise, en outre, avec NGENDANDUMWE, l’année charnière dans l’histoire du Burundi qu’est 1965.

Comme en 1993, le résultat des élections de 1965 a été balayé d’un revers de la main par l’oligarchie, provoquant la violence. Des élus du peuple, dont MIREREKANO, sont sommairement exécutés, plusieurs milliers de personnes massacrées. Le crime de déni de démocratie fait entrer le Burundi, pour de longues années dans un système autocratique et oppressif meurtrier.

Jusqu’aujourd’hui, nul, à part ses fossoyeurs, ne connaît l’endroit où à été enseveli la dépouille mortelle de Paul MIREREKANO exécuté, sans jugement, le 19 octobre 1965. Comme tous les grands Hommes du Burundi, il mérite sa place dans la mémoire nationale.

Un dossier, ouvert à vos contributions, lui est consacré sur ce site Web, dans la rubrique « La place des grands hommes ». Nous vous invitons à enrichir l’espace qui lui est consacré par vos contributions ; sous forme d’écrits ou de photos, que vous pouvez nous envoyer aux adresses de la Rédaction : arib.info@gmail.com et arib@skynet.be.

Pour lire les textes sur MIREREKANO : CLIQUEZ ICI

14:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 26;27

16.10.2006

BUREAX DE CHANGE EN DANGER

 

Burundi-Finances : Deux buraux de change attaqués par un policier
vendredi 6 octobre 2006.

 

Deux bureaux de change, " Dushigikirane " et " Umwizero ", ont été violentés par un policier du nom de Eustache Ntagahoraho du poste de police Rohero. Celui-ci aurait usé de la force afin de mettre la main sur les billets de banque qui se trouvaient dans les caisses de ces bureaux.

Selon M. Bernard Nkundimana, président de l’association " Dushigikirane ", le policier en question s’est introduit dans son bureau de change le 28 septembre 2006 à 14 heures avant de forcer la porte d’accès au coffre-fort et a intimé aux agents l’ordre de lui remettre tout l’argent qui s’y trouvait. Ces agents ont exhibé les documents d’agrément ainsi que leurs badges mais le policer ne voulait rien voir de tout cela. Il a alors saisi six millions de francs burundais, a précisé M. Bernard Nkundimana.

M. Alexis Minani responsable de l’association "Umwizero" a quant lui dit que le policier a, au même moment, pris dans la caisse de son bureau de change 100 dollars U.S. et 108.000 FBU avant de le conduire aux cachots du poste de police Rohero .

Le porte-parole de la Police Nationale, le colonel Pierre-Claver Gahungu a déclaré que des investigations sur ce cas étaient en cours et que le dossier se trouvait à la Police Judiciaire (P.J.). Il n’est pas rare au Burundi d’assister à l’abus de pouvoir de la part de certains agents de police. C’est ainsi que, contre les lois de la République, certains policiers se mettent au service du parti au pouvoir dans le dessein d’anéantir l’opposition et la société civile qui osent critiquer la violation quotidienne des droits humains ainsi que la gestion catastrophique des affaires de l’État.

*************************************************************************************************

 

 
Actualités

Difficultés de mise en application des accords de cessez-le-feu entre le gouvernement burundais et le PALIPEHUTU-FNL
lundi 2 octobre 2006.

 

Après une tournée effectuée au Burundi par une délégation du PALIPEHU-FNL dans le but s’enquérir de l’état de situation de la mise en application du cessez-le-feu signé dernièrement entre le PALIPEHUTU-FNL et le gouvernement burundais, les membres de cette délégation parlent des imperfections mineures ici et là dans l’application de l’accord.

M. Ruben, membre de cette délégation, qui s’est exprimé n’a pas voulu révélé à la presse le rapport que cette délégation devra faire au président du PALIPEHUTU-FNL Agathon Rwasa. Mais M. Ruben a, cependant, fait savoir que des imperfections au niveau de l’application de l’accord existent. Pour lui, le gouvernement, dans l’intérêt de la population qu’il est sensé protéger, doit tout mettre en application tel que signé entre le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza et le Président du PALIPEHUTU-FNL Agathon Rwasa.

« La sécurité de la population reste un élément essentiel », a précisé M. Ruben avant de signaler que la sécurité dans le pays n’est pas totale. Parce que, d’après ce qu’ils ont vu et ce qu’ils ont entendu sur le terrain, la sécurité reste menacée.

Cette délégation demande au gouvernement burundais de respecter l’accord de cessez-le-feu signé le 7 septembre 2006 avec le PALIPEHUTU-FNL. Les membres de cette délégation ont révélé à la presse qu’ils vont donner le rapport de l’état sécuritaire au Burundi au président du PALIPEHUTU-FNL qui va aussitôt sortir un communiqué sur cet état de situation de la mise en application de l’accord signé.

Signalons que dans son communiqué de presse rendu public dernièrement le gouvernement burundais avait affirmé son engagement à respecter l’accord de cessez-le-feu signé avec le PALIPEHUTU-FNL. D’après les sources sûres d’informations, le bureau de la médiation sera transféré à Bujumbura et la commission de suivi de l’accord de cessez-le-feu pourra démarrer ses activités depuis mercredi le 4 octobre 2006. Le Comité mixte sera mis en place mardi et tenir sa première réunion mercredi, » a dit Kingsley Mamabulo, le délégué spécial de l’Afrique du Sud dans la région des grands lacs. Le comité comportant des représentants du gouvernement du Burundi, des forces de libération de national (FNL), l’union africaine et les Nations Unies, devait être mis en place une semaine après que le cessez-le-feu ait été signé. L’accord de cessez-le-feu demande les combattants du FNL à se réunir dans les camps d’où ils ou seront intégrés dans l’armée ou la police ou alors soit demobilisé. Il n’y a pas de réponse claire à la question du niveau de représentation du FNL dans les forces armées et le gouvernement. Ce sont des questions qui seront à negotier. Le flou au niveau de l’accord ainsi que le rassemblement précoce des combattants du FNL indique que le FNL sera dans une position faible lors de ces négociations. Il faut s’attendre à des turbulences sur ce dossier.

 

14:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 99

Burundi

1. Burundi-politique.

President du Burundi   Nkurunziza pète les plombs.

Le président de la république du Burundi a trop de cadavres tutsis dans son placard. C’est ainsi qu’il a du mal à se remettre du trop-plein de crimes commis à l’endroit de ces innocents lors de son long séjour au maquis, dans les rangs du plus criminel des mouvements rebelles aujourd’hui catapulté au sommet de l’Etat le (CNDD-FDD). Il a même tenté de le confesser, (comme il le fait souvent dans ses participations au culte religieux), publiquement lors de sa dernière visite en Ouganda. Le chef rebelle a ainsi déballé, avec une vraie fausse émotion, ses heurs et malheurs dans les profonds marais du Burundi où il a frôlé la mort à plusieurs reprises en traquant avec acharnement ses victimes tutsies. Mais le président ougandais Yoweri Museveni ne s’est pas laissé rouler dans la farine par les larmes de crocodile abondamment versées par son embarrassant hôte. Il lui a en effet clairement signifié que le génocide commis à l’endroit des tutsis et auquel Pierre Nkurunziza a ardemment participé reste insoluble dans ces larmes ni dans aucune autre Eglise. Car l’essentiel est qu’il y ait châtiment et repentir, mais au Burundi, il manque jusque là l’un et l’autre.

 

 

2. Burundi-société.

Les rescapés tutsis de Bubanza aux prises avec la famine et la tuberculose.


Alors que leurs bourreaux hutus, tous mouvements et organisations rebelles désormais confondus, se la coulent douce à ciel ouvert et avec force protocole ou autres intendances, les pauvres victimes tutsis se meurent systématiquement dans les centres de déplacés, les hôpitaux ou ailleurs, incapables de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. Et c’est précisément dans cette situation que se trouvent aujourd’hui les 200 déplacés tutsis de Kiyange que personne ne veut plus assister parce que les centres d’intérêts sont tragiquement ailleurs, soit du côté des bourreaux. Car les criminels du FNL-PALIPEHUTU de Rwasa Agathon, récemment repentis aux yeux des incrédules, sont gracieusement gavés chaque semaine par le gouvernement hutu de Bujumbura, naturellement appuyé par les autres organisations séduites par sa noire politique d’embraser le pays pour perdre, dans la foulée, les rescapés tutsis du génocide toujours rampant. Mais la question ne devrait plus se poser pour ces rescapés, car la tuberculose, le sida, la famine, etc. vont les décimer à coup sûr si rien n’est fait pour les assister. Une assistance qu’ils ne devraient pas bien sûr attendre du pouvoir.

 

3. Burundi-économie.

Des maisons mobiles ou miroirs aux alouettes.


Face à l’impossibilité d’accéder au logement pour les salariés burundais, compte tenu de la modicité de leur traitement et les taux d’intérêts prohibitifs au niveau des banques commerciales, la réponse du CNDD-FDD est comme toujours, cynique et cacophonique. Depuis plusieurs mois, ce pouvoir promet en effet des maisons new look appelées « maisons mobiles » et du président de la république à l’administrateur communal, le fond de commerce est désormais le même : importer des maisons mobiles qui cartonnent dans d’autres pays et les distribuer aux nécessiteux suivant un prix plutôt social. Mais à l’instar des autres importants marchés déjà attribués, l’esprit patriotique dont ils n’arrêtent de se prévaloir, s’efface et fait place à l’instinct cupide et grégaire des maquisards invétérés. Et c’est ainsi qu’ils commencent à ânonner, s’agissant des prix de ces maisons rendues à Bujumbura. Nkurunziza parle d’un prix oscillant entre 9 et 18 millions de francs alors que son chef Rajabu, coutumier des dessous de tables (il s’en lèche encore les babines s’agissant de la jeep YEBOYEBO pour députés) annonce ses prix à lui. Et comme pour tous les autres marchés, ce dernier est le plus irrégulier qui soit car une société turque (ou musulmane, c’est selon) dénommée KAKIM YEPI l’ a déjà gagné, mais en catimini.

4. Burundi- politique

Pourquoi Willy Nyamitwe s’attaque-t-il maintenant à Internet ?

 

L’homme qui occupe le devant de la scène politico médiatique du Burundi a trouvé une autre cible : le réseau Internet. L’Internet au Burundi se trouve paralysé depuis quelques semaines. Les abonnés du Centre National de l’Informatique (CNI), par exemple, ne parviennent plus à se connecter sur le réseau des réseaux. D’après ce qu’ont annoncé les dirigeants de cette entreprise par la voix des ondes, la panne proviendrait du Satellite. Toutefois, une source bien informée pointe du doigt les services de la présidence de la République avec en tête Willy Nyamitwe.
Selon un technicien de CNI qui a préféré garder l’anonymat, Willy Nyamitwe avait déjà essayé de s’introduire dans le système informatique de cette société au mois de février 2006. Une guerre contre cette attaque a été vaillamment menée par un certain Félix, un des techniciens de cette entreprise. L’intrus n’a pas désarmé et a relancé une autre attaque de très grande envergure au mois d’avril 2006 avec comme dégât la destruction du système de sécurité des deux serveurs et le vol de toutes les données. Lorsque les enquêtes ont été menées, il a été constaté que toutes les données ont transité vers une adresse IP de la Présidence de la République, et surtout de l’ordinateur utilisé par M. Willy Nyamitwe. Cela a été notifié au Chef de Cabinet du Président de la République par une correspondance signée par M. Ciza Victor, le Directeur Général du CNI, laquelle est restée sans réponse.

Pourquoi CNI ?

D’abord, soulignons que 80% des personnes qui utilisent Internet au Burundi passent par le Centre National d’Informatique. Le Conseiller du Président sait qu’en obstruant cette voix reviendrait à diminuer sensiblement l’influence des sites Internet qui publient des articles qui ne cajolent pas le pouvoir totalitaire de Bujumbura. Ensuite, le « pirate Internet de la présidence » veut soutirer des sous aux deux sociétés qui fournissent Internet à savoir USAN et MAPATRO, en affaiblissant le CNI pour que tous les clients migrent vers ces deux autres fournisseurs. Des contacts clandestins seraient déjà en cours pour que Nyamitwe touche une commission de plus de 100.000 dollars américains pour avoir paralysé le réseau du CNI.

Quelle sera la prochaine victime de Willy Nyamitwe ?

Un des proches de Willy Nyamitwe affirme qu’après l’assassinat du Réseau du CNI, cet informaticien talentueux se prépare déjà à attaquer le site http://www.isanganiro.org. L’administrateur de ces sites devrait déjà faire attention car il a déjà attaqué ce site et a déjà réussi à empêcher la radio d’émettre en ligne à plusieurs reprises. Il attaque actuellement par rebond, une attaque intermédiaire qui consiste à envoyer des paquets d’attaque à un ordinateur intermédiaire qui se trouve à l’avenue de la mission l’un de ses bureaux privés, lequel répercute l’attaque sur l’ordinateur victime.

D’aucuns se demandent ce qu’est vraiment cet homme, cité dans toutes les affaires louches au Burundi. Ce qui est sûr, c’est le plus riche des conseillers à la Présidence de la République avec trois villas à Bujumbura, une maison à Ngozi et un parc automobile d’une dizaine de véhicules. Je promets de vous livrer, prochainement, quelques étapes de sa vie à partir de 1991, année où le Palipehutu a lancé sa première attaque contre le Burundi. Il était Ligne 5 et a failli être tué à plusieurs reprises. Je l’ai retrouvé en 1996 dans les montages de l’Est du Congo dans les rangs des FDD. Je le connais mieux que quiconque pour avoir été sous son commandement, jusque fin 1996 année où il s’est envolé pour le Liban pour une formation en Espionnage et contre Espionnage. Si aujourd’hui Nyamitwe parle Arabe, Anglais, Swahili, Lingala, Kibembe, Kifureru, Kirundi et Kinyarwanda, ce n’est pas un hasard. Je vous invite à suivre les différents épisodes de sa vie dans ce que j’ai appelé « l’autre face de Nyamitwe ».

En conclusion, tout bien réfléchi, le Burundi ne sortira pas de cette crise aussi longtemps que Nyamitwe sera Conseillé principal du Président de la République.

 

13:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 78;38

06.09.2006

BILAN NEGATIF DU GOUVERNEMENT DU BURUNDI APRES UNE ANNEE.

« Une année de pouvoir CNDD-FDD : Bilan d’un régime incompétent et violent »

Résumé du Rapport :

I. Absence des mesures générales de stabilisation attendues par le peuple burundais et la communauté internationale

I.1. Absence de paix

Pour établir la paix globale sur l’ensemble du territoire burundais, le gouvernement devait négocier la paix avec le PALIPEHUTU-FNL, le mouvement rebelle toujours en guerre. Le gouvernement a produit peu d’effort dans la direction de la paix, préférant plutôt la solution militaire, selon les propres dires du President Nkurunziza.

I.2. Un climat endémique d’insécurité

Les membres des services armes (FDN, Documentation, Police) arrêtent, emprisonnent et torturent de nombreux citoyens sous prétexte d’appartenir ou de soutenir le PALIPEHUTU-FNL. Dans l’entre-temps, des bandes a main armée pullulent dans le pays, commentant vols, viols et assassinats. Le CNDD et d’autres organisations politiques et des droits humains dénoncent cet état de choses, mais aucun changement n’est opéré.

I. 3. Echec du désarmement des civils

Des efforts de désarmer ont été entrepris par diverses organisations ad hoc : ONUB, CNDRR, etc. Ces efforts ont été sabotés par le CNDD-FDD qui cherche a garder ses combattants armés pour se maintenir au pouvoir par la force.

I.4. Des freins à la réconciliation nationale

Par son comportement exclusif, le Gouvernement semble veut imposer une réconciliation sans justice, ni vérité. Quatre étapes semblent requises pour une réconciliation réussie : la reconnaissance des torts, le repentir, le pardon volontaire ou la justice-réparation et la restauration-réconciliation. En violation de l’Accord d’Arusha, la loi sur la Commission Vérité et Réconciliation donne au Président Nkurunziza la prérogative de nommer et révoquer qui il veut dans la Commission. L’objectif vise est que la Commission sorte un résultat  favorable au CNDD-FDD. La vérité et la justice sont sacrifies au profit du bien-être des personnalités au pouvoirs.

I.5. La délicate question des terres.

Une commission nationale sur les terres a été nommée par décret présidentiel, sans véritable consultation des partenaires politiques et sociaux, en violation de l’Accord d’Arusha, dans le but de satisfaire sa propre clientele. Des conflits violents ont été déjà signalés entre les anciens propriétaires et les occupants actuels.

II. Non respect des Normes internationales, de la constitution et des lois

II.1. La pratique de la torture

Au mépris des conventions internationales  auxquelles le pays a souscrit librement, telles que la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et la convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants) et en violation systématique de la constitution et des lois, la Police (Services de renseignements) présidentielle, poussée par le parti au pouvoir CNDD-FDD, emprisonne et torture, et même tue de nombreux citoyens.

II. 2. L’oubli de l’Ethique internationale.

La corruption bat son plein a Burundi, a tel point que l'Agence des Etats Unis pour le Développement International écrit  (dans le résumé) : « En général, le Burundi est perçu à l’extérieur comme un des 25 pays les plus corrompus du monde ».

II. 3. La tentation du retour au monopartisme.

Le Gouvernement burundais ne permet pas la libre concurrence politique et économique et bafoue constamment  les lois et les droits de l’homme.

II.4. Violation généralisée de la constitution.

Le Président de la République, les deux Chambres du Parlement, le Gouvernement et l’administration provinciale ne cessent de piétiner la constitution, notamment en ce qui concerne la laïcité de l’Etat, la séparation des pouvoirs, la déclaration des biens par les autorités politiques du pays, le droit à la vie, les libertés syndicales, les droits des enfants, etc.

II.5. Mépris des lois.

Le Président de la République, le parti au pouvoir et les responsables administratifs violent toutes les lois que bon leur semble. C’est ainsi par exemple que :

* le Bureau de L’Assemblée Nationale soustrait les membres du Gouvernement au contrôle du Parlement,

* le Président Nkurunziza a supprimé verbalement certaines taxes,

* les Gouverneurs de provinces décident la révocation illégale de certains Administrateurs Communaux et les Chefs de Zones qui pourtant accèdent à ces postes par élection et non par nomination,

* les responsables administratifs s’immiscent dans les affaires de la justice ou de la police sans en avoir les prérogatives.

II.6. Confusion des pouvoirs.

Les responsables politiques et administratifs et les dignitaires du parti au pouvoir ignorent constamment les limites de leurs pouvoirs. Les Administrateurs communaux, les Gouverneurs de province s’arrogent des pouvoirs d’interrompre des poursuites pénales à charge des criminels et de réformer les décisions judiciaires rendues par les juridictions compétentes, le Garde des Sceaux s’immisce dans les compétences des juridictions en s’opposant à leurs décisions définitives, et le parti CNDD-FDD au pouvoir, dirigé par des gens corrompus et incompétents, se place au-dessus de l’Etat et ne cesse de déstabiliser les institutions de la République.

III. Violation des droits humains.

III.1. Le droit à la vie n’a plus aucun sens.

Le Service National de Renseignement ou La Police de la Documentation Nationale, procèdent à des arrestations arbitraires, détentions dans des conditions inhumaines (dans des trous, des fûts remplis d’eau, des toilettes…) suivies des exécutions sommaires dans l’impunité totale. Le parti CNDD-FDD se livre a l’intimidation des partis politiques d’opposition en arrêtant, détenant et exécutant sans jugement leurs membres.

III.2. La liberté d’expression est mise à rude épreuve.

Des syndicalistes ont été  licenciés pour avoir osé dénoncer la mauvaise gestion de leur société. Le Président du Cercle d’Initiatives pour une Vision Commune a été arrêté et est toujours détenu sans jugement pour avoir exprimé son opinion au chef de l’Etat face à l’absence d’une volonté du Gouvernement d’entamer les négociations avec les FNL-PALIPEHUTU. de M. Gabriel Rufyiri, Président de l’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques(OLUCOME) arrêté pour exposition des cas de corruption au sein de l’équipe au pouvoir.

Le Procureur Général de la République a accusé de “perturber l’ordre et la sécurité » les journalistes qui dénoncent le bien-fondé de l’idée de coup d’Etat sur base de laquelle de nombreuses arrestations sont opérées. Cette attitude est condamnée par Reporters Sans Frontières.

Le chef de l’Etat a bel et bien confirmé la tendance des autorités à réprimer la critique de l’action gouvernementale.

III.3. La liberté d’association est niée.

Le parti CNDD-FDD a donné des instructions, notamment aux Gouverneurs des provinces et Administrateurs communaux de faire activement obstruction aux réunions et activités du CNDD et d’autres partis d’opposition. Ce que le parti au pouvoir interdit à ses opposants, il le fait chaque fois qu’il le veut ; il tient sans difficultés des congrès, en usant illégalement des véhicules et autres moyens de l’Etat.

III.4. L’immunité des parlementaires est ignorée.

Le régime en place n’accorde aucune attention a l’immunité parlementaire. Il fait fi des procédures et régulations prescrites en cas de levée de l’immunité parlementaire d’un député ou d’un sénateur. Quand le parlement prend la peine de lever l’immunité diplomatique d’un parlementaire, il le fait après que des actions judiciaires aient été prises a l’encore des parlementaires.

III.5. Faux complots et incarcération des opposants.

Beaucoup de personnalités politiques et de la société civile, y compris les anciens Président et Vice-président de la République, ont été écrouées pour implication dans un soi-disant coup d’Etat inventé de toutes pièces. Le fait que le coup d’Etat était une invention du pouvoir a été confirmé par un des présumes participants au soi-disant coup d’Etat. La communauté internationale, y compris l’ONU, a exprimé à maintes reprises sa préoccupation face a cette situation.

IV. La mauvaise gouvernance économique

IV.1. Violation de la loi sur les marchés publics pour enrichir le CNDD-FDD.

Le gouvernement et le parti majoritaire brillent par l’absence d’une programmation économique sectorielle, l’improvisation, la violation de la loi des finances et l’institutionnalisation de la corruption et de la mauvaise gestion par des détournements au profit du parti. Les fautifs ne sont jamais poursuivis, au contraire ils sont récompensés par des postes encore plus payants.

IV.2. Le scandale de la vente de l’avion présidentiel.

Le gouvernement a procédé à la vente de l’avion présidentiel par le Ministre des Finances qui n’en avait pas les prérogatives réservées plutôt a la Direction Générale des Marchés Publics. L’avion était vendu au moins offrant et en tant que défectueux alors qu’il était jugé en parfaite condition par la compagnie chargée de sa maintenance. Selon le porte-parole du gouvernement, avait le droit de donner l’avion gratuitement. Aucun revenue de cette vente n’a été versé dans les caisses de l’Etat. Le CNDD-FDD se considère comme propriétaire de l’Etat burundais. Mis ensemble, les actes de fraudes, du moins ce que le public en sait, ont déjà coûté au trésor public près de trois milliards et demi de nos francs.

IV.3. Panne des objectifs du Millénaire.

L’indicateur de développement humain (IDH) au Burundi est environ 0,378, ce qui le place dans le peloton des cinq derniers pays du monde. Les conditions de vie de la population se sont davantage détériorées.

La mesure de gratuité de l’enseignement a créé plus de problèmes qu’elle n’en a résolu. On enregistre de nombreux abandons de l’école, du au manque d’enseignants, de classes et de matériel.

La mesure improvisée sur la gratuité des soins de santé aux enfants de moins de cinq et aux femmes enceintes annoncée par le Président de la République a accentué les problèmes dans les divers hôpitaux et centres de santé du pays.

V. Conclusions et recommandations

Les conclusions suivantes s’imposent :

1. Incompétent, corrompu, indifférent aux lois et au sort de la population, le Gouvernement en place au Burundi manifeste des faiblesses évidentes qui l’empêchent de bien diriger le pays afin d’assurer la concorde nationale. Il est violent et inféodé au parti CNDD-FDD lequel est l’épicentre du trafic d’influence et des malversations de tous genres. Il doit être censuré pour incapacité et  haute trahison.

2. Le fonctionnement régulier  et normal des institutions est gravement perverti et bloqué, notamment par le fait de la Police présidentielle, des personnalités proches de la Présidence et des membres du parti CNDD-FDD, au premier rang desquels le président du parti Hussein RADJABU.

3. Un climat généralisé de terreur à l’endroit des partis et leaders de l’opposition et des acteurs de la société civile s’installe  alors qu’ils concourent à l’animation de la vie sociale  et de la démocratie.

4. Les principes constitutionnels relatifs aux droits et libertés, notamment la liberté de la presse et le droit de réunion des partis politiques, sont  foulés aux pieds par le Gouvernement et le parti CNDD-FDD au pouvoir,

5. La politisation du système judiciaire, notamment du Parquet général tend à en faire une machine de persécution des opposants au lieu d’être un rempart de  la liberté, de la justice et de l’équité.

Recommandations. Au regard de tout cela, le CNDD :

1. Réclame la réunion des deux chambres du parlement en congrès afin que le Gouvernement s’explique sur sa politique, attendu que « Le Gouvernement est tenu de fournir à l’Assemblée Nationale et au Sénat toutes explications qui lui sont demandées sur sa gestion et sur ses actes. » (Article 202 al.3 de la constitution), et que « L’Assemblée Nationale  peut présenter une motion de censure contre le  Gouvernement à une majorité de deux tiers  de ses membres. …Une motion de défiance peut être votée à une majorité de deux tiers des membres de l’Assemblée Nationale contre un membre du Gouvernement qui accuse une défaillance manifeste dans la gestion de son département ministériel ou qui pose des actes contraires à l’intégrité morale ou la probité ou qui, par son comportement, gêne le fonctionnement normal du Parlement. Dans ce cas, le membre du Gouvernement présente obligatoirement sa démission. (Article 203 de la constitution)

2. Demande au gouvernement de mettre fin aux arrestations abusives et arbitraires et aux harcèlements des militants des partis de l’opposition et de la société civile. La libération de tous les prisonniers politiques doit intervenir sans délai.

3. Demande au Conseil de sécurité des Nations Unies et à l’Union Africaine de maintenir  et d’augmenter les forces de l’ONU au Burundi afin qu’elles continuent d’assurer les missions prévues dans l’Accord d’Arusha et des autres Accords de cessez-le-feu : notamment la formation des forces de défense et de sécurité, la formation d’une unité spéciale de protection des institutions, la protection des membres de l’opposition qui se sentent menacés par le régime, la supervision des futures élections pour en assurer la transparence et l’équité, la supervision  du futur accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et le PALIPEHUTU-FNL.

4. Demande à la communauté internationale la mise sur pied d’un comité international neutre de surveillance du respect des différents accords, ce comité comprendrait le Représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU, le Représentant de l’Union Africaine, les Ambassadeurs des Etats Unis,  de France, de la République Unie de Tanzanie et de l’Afrique du Sud au Burundi.

5. Exhorte le Chef de l’Etat à convoquer une réunion extraordinaire du Conseil Supérieur de la Magistrature aux fins de contrôler la neutralité politique du Parquet Général de la République et l’imputabilité légale des actes de la Police présidentielle et de certains personnels de la Présidence.

6. Demande au Président de la République de limoger des services de la Présidence et de la Documentation nationale pour les mettre à la disposition de la Justice  tous les auteurs des machinations visant à décapiter l’opposition et la société civile.

7. Exige la mise sur pied d’une commission internationale d’enquête afin d’élucider tous les cas de violation massive des droits humains, les contours des putschs fabriqués de toutes pièces, les cas de corruption et de malversations économiques et que tous les coupables soient punis.

8. Demande à la communauté internationale et singulièrement aux pays de la région garants de l’Accord d’Arusha et aux bailleurs de fonds d’exercer de fortes pressions sur le régime en place afin qu’il accepte d’ouvrir un dialogue avec l’opposition et la société civile, dialogue devant aboutir à la formation d’un gouvernement d’union nationale chargé d’exécuter un agenda national pour la paix et la démocratie.

9. Invite le peuple burundais  et ses forces vives à se mobiliser activement pour barrer la route à la dictature et préserver les acquis de la démocratie.

Intégralité de ce Bilan (.htm) : CLIQUEZ ICI

Intégralité de ce Bilan (.pdf) : CLIQUEZ ICI

Retour en haut de page


@rib News, 05/09/06 - AFRIQUE DU SUD

Reprise du procès pour corruption de Jacob ZUMA

Le procès pour corruption de l’ancien vice-président sud-africain Jacob ZUMA a repris mardi à Pietermaritzburg (Est) avec l’audition des arguments de l’accusation en faveur d’un report.

Ce procès, qui se déroule devant la Haute cour de Pietermaritzburg, doit être traité « comme n’importe quel dossier normal », a prévenu le président de la cour, le juge Herbert MSIMANG.

L’accusation a demandé un report du procès à l’an prochain pour lui permettre « de mieux préparer le dossier » et présenter de façon adéquate les preuves des faits reprochés à M. ZUMA, a expliqué le procureur Wim TRENGOVE.

« L’équité de la justice ne se limite pas à une équité pour l’accusé, elle est aussi au bénéfice du public qui est représenté par l’Etat. (...) La cour peut reporter les procédures lorsque cela s’avère nécessaire et opportun », a-t-il dit.

Un tel report est rejeté par la défense, qui réclame l’abandon pur et simple des charges contre Jacob ZUMA, 64 ans.

M. ZUMA est soupçonné d’avoir perçu 1,3 million de rands (160.000 euros) de l’homme d’affaires Schabir SHAIK, son ancien conseiller. Lors du procès de ce dernier, condamné en juin 2005 à 15 ans de prison ferme, la justice avait mis en exergue une relation « globalement corrompue » entre les deux hommes.

Les accusations portent aussi sur « un pacte de corruption » qui aurait été passé avec le groupe français d’électronique de défense Thales, dont deux filiales, Thint et Thint Holding, sont également concernées par le procès. Le « pacte » supposé aurait été conclu en vue d’obtenir de ZUMA sa protection dans des enquêtes sur des contrats d’armement publics.

Jacob ZUMA, qui demeure vice-président du parti au pouvoir (Congrès national africain, ANC), a toujours affirmé être victime d’un « complot », sans en identifier les auteurs. Mardi, il a reçu un accueil chaleureux de la part de centaines de ses partisans rassemblés près du palais de justice, scandant des slogans en sa faveur, chantant et exécutant le « toyi-toyi », pas de danse ayant marqué les manifestations durant la lutte anti-apartheid.

« ZUMA est un héros pour nous. Il doit devenir le prochain président. Nous l’aimons ! », a lancé Amanda Mofokeng, 20 ans. « Nous croyons en lui. Il n’est pas coupable jusqu’à preuve du contraire », a ajouté son amie, Nokatula DLAMINI, pendant que d’autres partisans brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : " »L’Etat n’a aucune défense contre le président en attente », ou « La majorité des Sud-Africains s’accorde pour dire qu’il y a un complot contre Jacob ZUMA ». (Source AFP)

NdlR : On rappelle que Jacob ZUMA était, jusqu’à son limogeage de la vice-présidence sud-africaine, le principal représentant de la médiation dans le processus de paix au Burundi.

Retour en haut de page


OCHA (BURUNDI), 05 septembre 2006  - nouvelles locales

RTNB – 92.9 & 102.9

·         Plus de 35 blessés, tel est le bilan de l’attaque à la grenade au bistrot communément appelé «Chez gafaranga» à Nyakabiga (Bujumbura Mairie). La population se demande si la police est capable de sécuriser les citoyens.

RPA – 93.7 & 103.1

·         Selon le président de l’association burundaise des journalistes et celui de l’association burundaise des radios, le discours du Président du parti CNDD-FDD lors de la célébration du 1er anniversaire de leur victoire aux élections législatives et présidentielles suscite des interrogations et inquiétudes parmi les medias.

·         Les négociations entre le gouvernement burundais et le PALIPEHUTU-FNL devaient reprendre ce lundi avec la présence de tous les protagonistes et le médiateur sud-africain et un accord pourrait être signé avant la rencontre des chefs d’Etat de la sous région prévue le 07 septembre même si plusieurs points de discorde persistaient.

·         Lancement hier par le Président de la République de la foire d’exposition des produits commerciaux et artisanaux. Plusieurs pays de la sous région sont représentés.

BONESHA – 96.8 & 107.5

·         8 personnes sont mortes et 50 autres blessées dans un accident de plus de 5 véhicules venant de Makamba qui a eu lieu ce dimanche à Magara dans la province Bururi. Toutes les victimes sont des militants du parti CNDD-FDD qui se rendaient à Bujumbura pour fêter le 1er anniversaire de leur victoire aux élections.

·         Le parti FRODEBU s’inquiète par rapport à un accord qui pourrait être signé entre le PALIPEHUTU-FNL et le gouvernement burundais. Il pense que les difficultés politiques et économiques qu’éprouve le pays peuvent affecter cet accord.

ISANGANIRO – 89.7; 101 & 95.1

·         Lors des cérémonies de la rentrée judicaire hier, le Président de la République a promis des avantages aux magistrats et des décrets y relatifs ont été déjà signés.

[OCHA (BURUNDI) - Office for the Coordination of Humanitarian Affairs in Burundi - FACILITE le service information. Les titres repris ne reflètent pas le point de vue ou l’opinion des Nations unies.]

Retour en haut de page


@rib News, 05/09/06 - AGENDA

Bruxelles, 9 sept 2006 : Présentation du projet « Village Imuhira »

 Projets ASBL  

Les premières pierres de l’école primaire du « Village Imuhira » (www.projet-burundi.be) sur la colline de Rurenda dans la province de Muramvya au Burundi, sont posées. Cette école accueillira 600 enfants à partir de la mi-septembre et leur permettra d’avoir une éducation basique. Elle va contribuer aux efforts de scolarisation universelle des enfants au Burundi.

Le SEL Projets (www.selprojets.be) vous invite à découvrir le « Village Imuhira », projet pilote de développement intégré. Cela consiste en la création d’un centre d’accueil pour orphelins et enfants sinistrés au Burundi, qui offrira plusieurs services sociaux aux familles de la région, marquées par la guerre civile.

Nous vous invitons cordialement à une présentation multimédia de ce projet. 

Quand : le 9 septembre 2006 à 14h30

Où :  Rue du Gaz, 83 - 1020 Laeken, Bruxelles

Bus 89/ 53 Arrêt Prince Léopold Prendre la Rue Emile Delva. Première rue à droite est la Rue du Gaz.

Tram 18/19 Arrêt De Greef: Prendre BOULEVARD DE SMET DE NAEYER et marcher jusqu'à RUE SAINT-NORBERT, c'est la prochaine rue. Tourner à gauche sur RUE SAINT-NORBERT et marcher jusqu'à 83 RUE DU GAZ (+/- 6 min.).

Métro :  Sortir par l'accès R DU CHAMP DE LA COURONNE 10. Prendre RUE DU CHAMP DE LA COURONNE et marcher jusqu'à 83 RUE DU GAZ, c'est 4 rues plus loin (+/- 9 min.).

Voiture : Sortie Ring : Wemmel

Contacter :         Valette INAMAHORO : +32 2 479 0506 / +32 4 75 42 71 13

Pierre-Etienne LABEAU : +32 4 98 10 49 10

Entrée gratuite et participation libre.

Nous avons également le plaisir d’annoncer les deux concerts de soutien à ce projet, organisés les 30 septembre et 1er octobre 2006 à la Salle Lumen à Ixelles, Bruxelles. Renseignements et inscriptions sur www.projet-burundi.be

Retour en haut de page


@rib News, 05/09/06 - TRANSPORT

PANA, 04/09/2006 - Atterrissage forcé d'un avion d'Ethiopian Airlines à Kigali

Kigali, Rwanda - Un avion de la compagnie Ethiopian Airlines en provenance de Bujumbura (Burundi) a effectué durant le week-end un atterrissage forcé à l'aéroport de Kigali, provoquant la panique chez les passagers et son immobilisation pendant de longues heures.

Selon le directeur de l'Aviation civile rwandaise, Joshua Mbaraga, l'appareil, qui se rendait à Addis-Abeba, en Ethiopie, a connu une panne technique majeure, ce qui a obligé les autorités locales à le clouer au sol, le temps de résoudre le problème.

"L'avion est arrivé à Kigali à 14h00 GMT et a été immobilisé pendant sept heures avant de reprendre son vol. Nous ne pouvions pas fermer les yeux au risque de mettre en danger la vie d'un grand nombre de passagers", a ajouté M. Mbaraga dans un entretien avec la PANA.

Quant au représentant d'Ethiopian Airlines à Kigali, Abayneh Fekadu, il a minimisé la gravité du problème technique tel que perçu par l'Aviation civile rwandaise.

"C'est vrai que notre appareil a connu des difficultés à l'atterrissage, mais l'ampleur du problème technique a été exagérée", a-t-il expliqué.

Les avions de nombreuses compagnies aériennes transitent plusieurs fois chaque semaine par le Rwanda à destination de divers horizons en Afrique, en Europe, en Asie et en Amérique.

Retour en haut de page


@rib News, 04/09/06 - DROITS DE L’HOMME

L’OMCT lance une action urgente sur la situation au Burundi

Burundi : Vague d'arrestations arbitraires et de poursuites judiciaires

BDI 070806.1

Suivi du Cas BDI 070806

Détentions arbitraires / Poursuites judiciaires / Risque de mauvais traitements / Risque d’arrestations arbitraires

Genève, le 1er septembre 2006

Le Secrétariat international de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) a reçu de nouvelles informations et requiert votre intervention urgente dans la situation suivante au Burundi.

Nouvelles informations :

Le Secrétariat International de l’OMCT a été informé par une source fiable de l’arrestation arbitraire de M. Domitien Ndayizeye, ancien Président de la République du Burundi et Sénateur, par des agents de la police présidentielle.

Selon les informations reçues, le 21 août 2006, M. Domitien Ndayizeye a été arrêté après s’être fait retirer son immunité de Sénateur. Celui-ci a été interrogé pendant trois heures par le Procureur Général de la République puis transféré le même jour à la prison Centrale de Mpimba où il se trouve actuellement détenu pour tentative de coup d’Etat. M. Domitien Ndayizeye, ainsi que M. Alphonse-Marie Kadege, M. Alain Mugabarabona et M. Déo Niyonzima (cf. rappel des faits) et d’autres co-accusés, ont comparu le 28 août 2006 devant trois juges de la Cour suprême qui ont confirmé leur arrestation.

Par ailleurs, le Secrétariat International de l’OMCT a été informé de la détention de quatre autres personnes pour tentative de coup d’état. Il s’agit de :

- M. Isodore Rufyikiri, avocat de MM. Déo Niyonzima et Alphonse-Marie Kadege, membre de la Solidarité Jeunesse pour la Défense des Droits des Minorités (SOJEDEM), détenu à la prison de Mpimba ;

- M. Damien Ndarisigaranye, Colonel démobilisé, détenu à la prison de Mpimba ;

- M. Tharcisse Ndayishimiye, détenu à la prison de Mpimba ;

- Commandant Rudadi, détenu à la prison de Mpimba puis mis en liberté provisoire.

De plus, d’autres personnes en liberté craignent de faire également l’objet d’arrestations arbitraires, à savoir, M. Pancrace Cimpaye, ancien porte-parole du Président Domitien Ndayizeye, porte parole du Front pour la Démocratie au Burundi (FRODEBU) et directeur du bimensuel « l’Aube de la démocratie », M. Isaie Simbare, ancien chef de protocole du Président Ndayizeye et également membre du FRODEBU, ainsi que M. Leonard Nyangoma, un des fondateurs du FRODEBU et président du Conseil National pour la Défense de la Démocratie (CNDD).

Le Secrétariat international de l’OMCT exprime sa plus vive préoccupation quant au respect de l’intégrité physique et psychologique de MM. Domitien Ndayizeye, Alphonse-Marie Kadege, Alain Mugabarabona, Déo Niyonzima, Isodore Rufyikiri, Damien Ndarisigaranye, Tharcisse Ndayishimiye, Pancrace Cimpaye, Isaie Simbare, Leonard Nyangoma et le Commandant Rudadi.

Rappel des faits :

Selon les informations reçues, M. Alphonse-Marie Kadege, vice-Président de la République sous le gouvernement de transition de 2003 à 2005 au Burundi, a été arrêté à son domicile entre le 29 juillet et le 1er août 2006 par la Documentation Nationale, les services secrets burundais. Il a été conduit au quartier général des services secrets à Bujumbura. Selon ces mêmes informations, M. Alphonse-Marie Kadege aurait été torturé et aurait un bras fracturé.

A l’arrestation de M. Alphonse-Marie Kadege s’ajoutent celles notamment de M. Alain Mugabarabona, Président du Front National de Libération-Icanzo (FNL-Icanzo), et M. Déo Niyonzima, Président du Parti pour la Réconciliation des Peuples (PRP), qui à ce jour sont également détenus pour les mêmes faits à la prison Mpimba.

Selon les informations reçues, toutes ces personnes seraient accusées d’être impliquées dans un complot visant à renverser le gouvernement du Burundi.

Actions requises :

Merci d’écrire aux autorités du Burundi afin de leur demander de :
i. garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de M. Domitien Ndayizeye, M. Alphonse-Marie Kadege, M. Alain Mugabarabona, M. Déo Niyonzima,, M. Isodore Rufyikiri, M. Damien Ndarisigaranye , M .Tharcisse Ndayishimiye, M. Pancrace Cimpaye, M. Isaie Simbare, M. Leonard Nyangoma et le Commandant Rudadi ;

ii. ordonner leur libération immédiate en l’absence de charges valables ou, si de telles charges existent, les traduire devant un tribunal impartial et compétent tout en garantissant leurs droits procéduraux en tout temps ;

iii. garantir une enquête exhaustive, indépendante et impartiale sur ces événements, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi ;

iv. garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans tout le pays selon les lois nationales et les normes internationales.

Adresses :

  • Président Pierre Nkurunziza, Président de la République, Boulevard de l’Uprona, Rohero I, BP 1870, Bujumbura, Burundi. Fax : +257 22 74 90
  • Ambassade de la République du Burundi auprès des Nations Unies, rue de Lausanne 44, 1201 Genève, Suisse. Fax : 0041 22 732 77 34. E-mail : mission.burundi@bluewin.ch
  • Ambassade de la République du Burundi, Square Marie-Louise 46, 1000 Bruxelles, Belgique. Fax : +32 2.230.78.83. Email : ambassade.burundi@skynet.be

Genève, le 1er septembre 2006

Retour en haut de page


@rib News, 04/09/06 - SÉCURITÉ

MISNA, 4/9/2006 - AFFRONTEMENT À BUJUMBURA, DES VICTIMES PARMI LES CIVILS

Plusieurs personnes auraient été tuées et une quarantaine blessées, selon bilan encore provisoire, dans des combats survenus hier soir vers 20 h 00 (heure locale) à Bujumbura, dans le quartier de Nyakabiga. La nouvelle a été référée à la MISNA par des sources locales. Selon les premières informations, il s’agirait d’un règlement de comptes entre bandes rivales, comme il y en avait eu ces dernières semaines.

Des sources de la presse internationale ont avancé l’hypothèse d’un attentat commis par les rebelles des Forces nationales de libération (Fnl), le seul groupe armé encore actif dans le pays, censé reprendre aujourd’hui à Dar es Salaam (Tanzanie) les colloques de paix avec le gouvernement.

"Au moins deux automobiles sans plaques d’immatriculation et transportant des hommes armés se sont approchés du bar ‘La belle étoile’ et ont lancé des engins explosifs. Des gens à l’intérieur du bar auraient riposté en tirant à l’arme à feu, puis les deux voitures se sont éloignées après une longue fusillade" a raconté une source de la MISNA ; "les autorités locales n’ont pas encore donné de bilan officiel mais on signale plusieurs victimes et des dégâts".

Entre le 30 juillet et le 6 août dernier, quatre attentats à la grenade avaient pris pour cible des édifices publics à Bujumbura, faisant 7 morts et une trentaine de blessés. Le gouvernement les a attribués aux Fnl, qui n’ont cependant jamais revendiqué. [CC]

Retour en haut de page